1er anniversaire des GJ : Quel impact ?

Nous sommes à l’#Acte53 du mouvement des « Gilets Jaunes ». Depuis près d’un an, des manifestants marchent chaque samedi pour faire entendre la colère contre les différentes mesures austéritaires du gouvernement. Le mouvement a aussi eu un impact croissant dans la manière dont nous faisons de la politique et dont nous discutons entre nous.

À l’origine le mouvement des « Gilets Jaunes » se battait contre la hausse du prix du carburant du fait d’une nouvelle taxe carbone impactant certains foyers qui n’ont que le véhicule pour se déplacer et dans le même temps certaines exonérations concernent les paquebots de croisière et les avions. Progressivement, le mouvement s’est diversifié dans les revendications.

L’interaction entre les différents protagonistes s’est réalisé à travers un court-circuitage des médias traditionnels pour accéder à une information brute. Toutefois, ces informations ne sont pas toujours fiables. La polarisation du mouvement des « gilets jaunes » n’est pas toujours faite. Il existe des « gilets jaunes » de gauche, mais aussi des « gilets jaunes » de droite. Cela devient parfois compliqué à comprendre la nébuleuse des gilets jaunes tellement qu’il y a des personnes ayant des revendications parfaitement antagonistes. La notion d’un mouvement « populaire » se base également sous la thématique du « populisme ». Évidemment dans notre société, ce mot a un sens péjoratif. Une nouvelle organisation des mouvements de masse ferait presque rendre Jalouse Rosa Luxemburg du fond de sa tombe. Elle avait rédigé différentes théories à propos des mouvements de masses.

Le gouvernement a voulu tordre le bras à ce mouvement en faisant passer différentes lois sécuritaires et recourir à une violence jusque-là inégalée. Les blessés se comptent par milliers et nous avons eu près d’une dizaine de morts. Il s’agit du mouvement le plus sanglant depuis la guerre d’Algérie. Nous avons vu des blindés dans la capitale comme sous le temps d’une occupation. Cependant, il ne s’agit pas d’une occupation, mais bien d’un gouvernement en roue libre. Il y a le feu à la maison et le gouvernement ne tient uniquement que les forces de l’ordre et l’armée. L’état dans l’état que constitue la « Macronie » relève d’un danger imminent. Jamais dans une démocratie libérale, la violence n’avait été aussi extrême. L’extrême-centre ou l’extrême-finance peut se révéler être un rempart contre l’extrémisme et le populisme, mais dans les faits elle est un populisme et un extrémisme.

Face à une crise qui s’envenimait profondément, le gouvernement a décidé de lâcher du lest en rehaussant la « prime d’activité » et de défiscaliser les « heures supplémentaires ». Toutefois, le gouvernement est allé dans un cul-de-sac puisque cela aura certes permis de calmer et de ramener de l’ordre, mais les principales revendications comme « la hausse des salaires » n’ont pas été satisfaites sous prétexte que les salaires sont un coût pour l’entreprise et pour l’activité économique. Lors de l’examen du Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale, le gouvernement a décidé de ne pas combler le vide créé par ces exonérations créant ipso facto une austérité vis-à-vis de l’Hôpital Public.

Nous avons vu des « macronistes » allant jusqu’à demander de faire tirer à balles réelles contre les manifestants voulant faire passer le pays d’une démocratie à celui d’une démocrature comme c’est le cas dans de nombreux pays qui ont basculé dans l’extrême-droite. Cette rengaine d’aller toujours plus à droite se traduit par une radicalisation progressive de l’électorat conservateur et libéral. On peut dire qu’il y a une peur sous-jacente de voir le « péril jaune » prendre corps et âme du pays. Plus récemment, certains conservateurs totalement décomplexéesappellent même sur des plateaux de télévision à tirer contre les manifestations en cas d’émeutes et de violences urbaines.

Pendant ce temps-là, le gouvernement poursuit sa feuille de route mettant en place des réformes particulièrement impopulaires et un « contre-projet de société ». Au moment où la « réforme des retraites » commence à pointer le bout de son nez, le regain du mouvement pour le mois de décembre pourra conduire à un bras de fer tenace entre les partisans du « vieux monde » et du XIXème siècle et ceux qui souhaitent tourner définitivement la page au « libéralisme ».

http://pierrelebec.fr/?p=561

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Michelle Gobin
Membre
Michelle Gobin

Y en a marre de diviser. Gauche Droite ?? Nous voulons juste une justice égale pour tous. Tous citoyens a droit de vivre correctement. LIBERTE. ÉGALITÉ. FRATERNITÉ.

Marchand Jacques
Invité
Marchand Jacques

 » Il existe des « gilets jaunes » de gauche, mais aussi des « gilets jaunes » de droite. »

Erreur : Il existe des « gilets jaunes » de droite, mais aussi des « gilets jaunes » de gauche, très souvent sans gilets.

Je trouve que ça correspond même mieux avec la photo. 😉

So
Membre
So

Lrem se dit progressiste mais en réalité ils usent de réformes archaïques, ainsi qu’une pensée étriquée

Spepsy
Membre
Spepsy

Si jamais je croise un politique de la (haute) je le crève… Parole de français macron va te faire enculé sale race de morts d’ailleurs en parlant de mort je niké ta mère et toute ta famille sale enculé de ta mère manu tu vas crever… Fait moi confiance j’aimerais sentir la lame traverser ton corps frêle et pouvoir toucher… Lire la suite »

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