« Gilets jaunes » et syndicats, deux mondes parallèles

D’une part il a fait preuve de « plus d’efficacité » en arrachant à Emmanuel Macron, en quelques semaines, des mesures d' »urgence », dont une baisse de la CSG pour les retraités, une demande vainement portée par les syndicats pendant des mois.

La dernière fois où eux ont obtenu gain de cause remonte à 2006, avec l’abrogation du contrat première embauche. Il y a eu depuis les mobilisations massives mais vaines contre les réformes des retraites en 2010, des lois travail (2016 et 2017) ou de la SNCF (2018)…

D’autre part, les « gilets jaunes » ont été « le reflet de la défiance totale des Français à l’égard des institutions, y compris les syndicats ». Il y a une demande « pour plus de proximité et de démocratie à laquelle les syndicats, avec des rouages lourds, ont beaucoup de mal à s’adapter », estime M. Groux.

Depuis quelques années, le baromètre du Cevipof montre ce manque de confiance des Français envers les syndicats (mais aussi les journalistes et les politiques). Deux reproches en particulier sont entendus: ils sont « trop politisés » et ils n’obtiennent pas gain de cause.

Cette défiance, M. Groux la note aussi dans l’entreprise « avec de plus en plus des regroupements autonomes de salariés », comme le mouvement des urgences ou celui des « stylos rouges » des enseignants.

information.tv5monde.com

1 Commentaire
Le plus populaire
plus récent plus ancien
Inline Feedbacks
View all comments
Marchand Jacques

Je dirais, pour ma part, que les Gilets Jaunes et les syndicats sont totalement contradictoires. Les Syndicats étant là comme des entreprises. Macron l’a bien compris en augmentant leurs subventions à l’arrivée à la présidence de la ripoux-blique. « Il aurait touché 4230 euros brut mensuels sur 13 mois en 2018, soit au total 55 000 euros sur l’année, 6000 euros… Lire la suite »