Le délire collectif de la covid-19

 Publié le 07/08/2020 Auteur(s): Dr Thierry Gourvénec pour FranceSoir

TRIBUNE : Quand, à l’échelle de la planète, on observe les décisions politiques prises en phase aiguë de pandémie de covid-19 et celles imposées dans ses suites actuelles, et qu’on les met en perspective, aussitôt une chose saute aux yeux : leur incohérence.

D’une ampleur telle que même favorable aux gouvernements au pouvoir il devient difficile, soumis à l’épreuve du constat de tant d’incohérences, de ne pas être envahi par la perplexité.

En France au printemps, en phase d’expansion de la pandémie, les tests et les masques étaient jugés inutiles, voire, pour ces derniers, nuisibles, quand ils ne nécessitaient pas des compétences si particulières pour les ajuster… qu’elles dépassaient celles d’une ministre. Par contre en été alors que la pandémie est terminée, le masque, aux mailles tissulaires de taille bien supérieure à celle du virus, n’est plus inefficace et inutile, mais devient au contraire et paradoxalement indispensable et obligatoire, y compris parfois en extérieur, et des amendes élevées sont même prévues pour les récalcitrants ou les allergiques. Les tests sont pratiqués en nombre croissant alors qu’ils sont désormais parfaitement  inutiles (d’autant que le test PCR ne distingue pas les virus morts des virus vivants), et les résultats positifs qui ne sont même pas des malades sont égrainés comme l’étaient les morts pendant la phase aiguë, réactivant la peur déstructurante. Tout cela est absurde. Incohérent. Des décisions tellement absurdes et incohérentes qu’issues de ministres, forcément non-dénués d’intelligence, elles forcent aux questionnements les plus divers. Pour certains observateurs de plus en plus nombreux une réponse s’impose : il y a forcément anguille sous roche, autrement dit un complot inavouable contre les peuples, provenant de l’industrie pharmaceutique ou d’autres horizons. Tandis que pour d’autres, n’excluant pas forcément certains aspects de la précédente hypothèse, cette affaire traduit en priorité un phénomène rare mais néanmoins bien réel : un délire collectif. Au sens véritablement pathologique du terme.

C’est cette hypothèse que je vous propose d’explorer.

Pour qu’un délire collectif se déclenche il faut des conditions particulières. Tout d’abord l’existence d’une angoisse persistante ou d’une peur intense confinant à la panique est indispensable. Ce fut le cas ici au su de ce qui se passait à Wuhan : laboratoire P4, confinement généralisé immédiat, construction de deux hôpitaux dont le premier de 1000 lits en 10 jours, au nom halluciné : « L’hôpital de la montagne du dieu du feu ».

Mais cette angoisse doit détenir des caractéristiques particulières pour acquérir la capacité de faire délirer un nombre important de membres d’une collectivité. Être associée à un très intense sentiment partagé de culpabilité par exemple (tel qu’on a pu l’observer dans la rumeur délirante, dite d’Orléans, de 1969), ou encore renvoyer à des peurs archaïques (du genre de celle ayant tétanisé une population entière. A l’occasion d’une épidémie particulièrement meurtrière par exemple: la peste noire décima de 1346 à 1353 quasiment la moitié de la population de l’Europe), ou à des paniques très récentes concernant précisément des épidémies à coronavirus. Mais aussi des épidémies de grippe, aviaire ou non, ou d’Escherichia Coli Entéro-Hémorragique comme en 2011. Il est plus que probable que la mémoire consciente et inconsciente de ces diverses épidémies a joué un rôle dans l’appréhension et la gestion de la covid-19, en particulier chez les épidémiologistes et les infectiologues.

Une fois que le germe du délire a imperceptiblement envahi une part significative d’un groupe – dans le cas présent des dirigeants politiques et des responsables de média, puis les journalistes – il va acquérir rapidement la capacité de contaminer une proportion toujours plus grande de personnes. Le délire fait tâche d’huile. Rapidement on va voir apparaitre dans le groupe concerné des symptômes de délire : des troubles de la logique la plus élémentaire à l’origine d’incohérences et d’absurdités, des perturbations de capacités cognitives, une imprévisibilité des comportements et des décisions, la présence de nombreux paradoxes, de l’irrationalité, une atteinte au bon sens tandis que l’intelligence recule, la peur affectant la qualité des capacités de réflexion et de raisonnement dans le groupe, dont la taille s’accroit si la thématique du délire ne concerne pas que le groupe d’origine mais une population plus large. Ce qui est le cas dans une épidémie infectieuse.

Les modalités du délire sont telles qu’individuellement les gens happés par celui-ci ne présentent pas de troubles psychologiques particuliers dans leurs relations sociales tant que ne sont pas évoqués de manière précise le ou les thèmes délirants. Mais ceux-ci sont tellement prégnants dans le nouveau quotidien qu’ils en deviennent obsédants. Aussi dès qu’ils sont abordés, des perturbations du langage, du raisonnement et du comportement peuvent apparaitre. En fait la pensée de groupe n’étant plus rationnelle, la communication collective devient délirante, et les individus non maîtres de celle-ci, vouée à une logique propre teintée par l’inconscient collectif, désormais prisonniers du délire, n’ont plus d’autre alternative que de s’en faire l’écho par adhésion inébranlable, et de la propager.

Une fois le délire installé, sa critique par les personnes happées par celui-ci s’avère impossible.  Les appels à la Raison de tiers extérieurs au groupe délirant sont inopérants. Et cela d’autant plus que les interlocuteurs délirants ont un bagage intellectuel  conséquent. Non seulement parce qu’il est toujours malaisé de reconnaitre des erreurs de jugement, mais aussi, et surtout, parce qu’à ces personnes ayant une haute opinion d’elles-mêmes, il leur est absolument impossible d’admettre l’existence d’un processus pathologique qu’ils subiraient, et pour la bonne raison que leur niveau d’intelligence est jugé par eux incompatible avec des absurdités qu’ils ne reconnaissent de toute façon pas. Seule la part de la population moins investie dans la compétition intellectuelle ou à l’esprit critique affûté, se trouve avoir un accès plus aisé au bon sens tellement heurté par les incohérences et autres absurdités. Celle-ci se trouvera donc plus facilement réceptive aux appels à la raison. Tandis que l’élite ne sera sensible qu’aux rapports de force politiques ou scientifiques.

Dans le délire collectif en cours aujourd’hui la thématique délirante repose sur l’extrême dangerosité du virus. Dès le départ, en raison de la gestion chinoise très particulière et très anxiogène du début d’épidémie, cette dangerosité a semblé majeure, et cette conviction malgré de nombreux démentis est devenue inébranlable, contaminant des cercles toujours plus grands de population. Le fait qu’il s’agisse d’un coronavirus comme lors des épidémies de SRAS en 2003 et de MERS en 2012, de sinistre mémoire bien qu’elles se soient révélées de mortalité infime, a forcément joué un rôle considérable.

Le coronavirus, comme l’adénovirus et le rhinovirus, est un virus de rhume. Mais le SARS-Cov2 semble faire naitre un paradoxe «entre sa très grande innocuité pour l’immense majorité des gens et sa dangerosité extrême dans certains cas »[1]. En fait il est dangereux essentiellement pour les personnes âgées en fin de vie. Et donc en réalité il est un paradoxe seulement en apparence, rendant néanmoins l’épidémie difficile à penser. Un paradoxe relatif si l’on songe que ce processus pathogène est celui de toutes les infections respiratoires, le nez n’étant pas un organe vital, tandis que le poumon l’est. Et dont l’atteinte infectieuse quelle qu’elle soit est potentiellement mortelle. Et avec une symptomatologie parfois bien plus impressionnante que dans la covid-19 comme lors de l’épidémie de grippe de Hong-Kong de 1968-69 au cours de laquelle les infectés développant en grand nombre une pneumopathie, présentait une hémorragie pulmonaire noyant les malades dans leur sang. Et pourtant cette grave épidémie à la complication effrayante n’a pas généré de panique. Et, en son absence, encore moins de délire collectif.

Au lieu du million de morts mondial dans son cas, 31 000 en France, quel en aurait été son dramatique bilan si à l’époque on avait confiné les porteurs sains ?

[1} : Jean-Dominique Michel : Covid-19 : fin de partie ?! – Anthropo-logiques et Mars 2020 : la date où l’industrie pharmaceutique aura définitivement supplanté la médecine…

anti-k.org

ENVIE D'AIDER LES GILETS JAUNES ?
Vous pouvez soutenir les Gilets Jaunes en faisant un petit don sur Tipeee afin d'améliorer nos organismes de communication et d'action ...
Je fais un petit don en cliquant ici

Recevez les alertes des gilets jaunes en direct sur votre téléphone avec notre application gratuite!

▶ Téléchargez pour : Androïd | iPhone

plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
Gery Lemaire
Membre
Gery Lemaire

Que choisiriez vous entre: Une vérité qui dérange, ou un mensonge qui rassure ?

fain et virus.jpg
Pernambucano
Membre
Pernambucano

ALERTE INFORMATION : Aux dernières nouvelles, dans les rues de Paris concernées par le fameux plan anti-pandémie, non seulement les piétons mais aussi les conducteurs de vélos, de trottinettes, de scooters et même de voitures qui roulent fenêtres ouvertes et ceux qui font du jogging devront porter un masque. Sur le coup, cela fait rire, on se dit qu’il faudra… Lire la suite »

Pernambucano
Membre
Pernambucano

Ah les jolies vacances, lorsque tante macrotte venait…
C’était une belle chanson, n’est-ce pas ?
Donc, toute l’année c’est: « travaille, consomme et ferme ta gueule »
En été, et voyant ce qui se passe dans les endroits les plus touristiques, c’est: « masque toi, aligne toi, consomme et ferme ta gueule ». Ah, les jolies vacances…

Pernambucano
Membre
Pernambucano

Je pense que nous devrions remercier notre gouvernement car il a laissé venir chez nous le coronavirus, ce qui a permis de nous débarrasser du méchant virus de la grippe, le H1 ch’ai pas combien, qui cet hiver n’a tué en France que 72 personnes (chiffres officiels) au lieu des 15 à 20 milles qu’il tue habituellement. Un grand merci… Lire la suite »

lechat
Invité
lechat

Honte à la mafia qui est au pouvoir, honte aux médias qui se font rincer pour l’épauler.

Karl
Invité
Karl

Elle arrive, on ne veut pas le voir » : un médecin réanimateur alerte sur la deuxième vague de Covid-19 « Il faut agir vite contre la deuxième vague. Elle arrive, et on ne veut pas le voir ! », prévient le Professeur Djillali Annane, qui réclame des mesures plus drastiques en France, alors qu’Emmanuel Macron tient ce mardi un Conseil de défense… Lire la suite »

Alain
Invité
Alain

Non, il n’y a pas de pandémie……bandes de charlots. Le taux de mortalité officiel des coronavirus est tellement inférieur à la réalité Plus de 166000 Américains seraient morts des suites de la pandémie de coronavirus, mais selon le New York Times, le nombre de morts est en réalité beaucoup plus élevé. Les estimations du CDC montrent qu’il y a eu… Lire la suite »

Arthur
Invité
Arthur

ça y est, ça repart bande de nazes. CORONAVIRUS EN DIRECT – La « circulation du virus s’intensifie » à Paris, Marseille et dans certaines régions annonce lundi le ministère de la santé. Le nombre de personnes hospitalisées repasse au dessus de 5000. Bilan et dernières infos France et monde en cartes et chiffres. La pandémie de Covid-19 est responsable d’au moins… Lire la suite »

Carrément
Invité
Carrément

Et sinon Petnambucano et compagnie, c’est une application Stop covid ou une API qui a été installée sans notre accord sur nos smartphone? Application ? API?

Julie policiere
Invité
Julie policiere

MACRON ET EN ECHEC TOTAL DANS TOUT LES DOMAINES COVID 19 CRISE ECONOMIQUE CHAUMAGE EN HAUUSSE HAUSSE DES PRIX DE LALIMENTATIONS AUTONE FRANCAIS LE 12 SEPTEMBRE TOUTTES ET TOUS SUR LES CHAMPS DES 7H0P DU MATIN

Les points de vue exprimés sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à GJM.