Violences policières : pourquoi le gouvernement joue l’apaisement

ÉDITO – Après les rassemblements contre le racisme et les violences policières de ces derniers jours, le gouvernement ne veut pas rajouter de l’huile sur le feu.

Après la manifestation illégale contre les violences policières à Paris, le gouvernement a parlé d’apaisement. Pourquoi ces mots ? Parce que nous ne pouvons pas ouvrir un nouveau front de contestation. Parce qu’après les « gilets jaunes », après les grèves contre la réforme des retraites, après le Covid-19, le pays a déjà assez souffert de la chienlit en moins de trois ans. Il serait pas mal que le quinquennat ne se résume pas à une suite de crise. Que le gouvernement en soit à l’origine ou pas. 

Ni Christophe Castaner ni son secrétaire d’état Laurent Nunez ne s’attendaient à une telle mobilisation. Ils ont sous-estimé la force des événements. Ce qui s’est passé aux États-Unis, même si nos situations sont très différentes, ravivent la colère chez nous. Et le fait de nier des violences policières ne fait pas disparaître le sujet. Au contraire même, ça alimente les plus contestataires.

rtl.fr

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Bruno Larrayadieu

Au-delà des violences policières il craint un embrasement de la colère sociale avec la récession qui pointe son nez.

michele Feuerstein

A force de mensonge et de gazage arrestation d amendes le peuple ce réveil. Contre l injustice et l élites politiques qui a trahi volé. Ont lâche rien.